Rumblings in the forests heard loudly on the Web...

Lucienne Wilmé, Patrick O. Waeber

Abstract


This, the first issue in 2010 of the Journal of Madagascar Conservation & Development (MCD), deals with illegal and destructive selective logging activities within the supposedly protected National Parks of Madagascar. Accounts of these multifaceted crimes and their impacts began circulating in the Malagasy forests and have since come to the attention of the global community courtesy of the World Wide Web. In this issue, through the incredible efforts of numerous authors, reviewers, editors and translators, we are able to present a rich and diverse assemblage of voices which explore a wide range of angles within the broader context of illegal Malagasy logging. It is our hope, that through the distribution of this issue, we can help to expose the ongoing, versatile range of injustices connected to this topic, help to secure remnant biodiversity in and around Madagascar’s forests, and safeguard the human rights of its inhabitants. At the core of this issue is the relatively recently arisen topic of Independent Forest Monitoring (IFM). An assemblage of scholars and conservationists directly involved with Madagascar’s forests provide a detailed discourse on IFM, a subject that has far reaching consequences for the future of Malagasy forests. The central point of contention within the IFM framework is the illegal exploitation of rosewood, which threatens the ecological integrity of the forests and jeopardizes the short and long-term well being of numerous affected communities. Thanks largely to the efforts of Hery Randriamalala and Zhou Liu, the patterns and mechanistic aspects of the illegal rosewood trade were initially brought to our attention. In addition, John Innes’ essay for Spotlights raised awareness. Now, through the writings of (among others): Marie Jeanne Raherilalao, Jeanneney Rabearivony, Hubert Andriamaharoa, Thomas Baldauf and their collaborators, who provide compassionate accounts of ongoing activities in, around, and associated with the Malagasy forests, concern for this topic continues to grow. It is our call to ‘take the Zebu by the horns’, both literally, and through words, and we encourage all readers to share with us their feedback. Initiating and maintaining an open dialogue permits fine tuning solutions based in constructive contribution and pertinent criticism. Through collaboration, we can all contribute to what we hope will be a comparatively bright and positive future for those who call this amazing island home, and the unique biodiversity found within.

ÉDITORIAL

Les grondements de la brousse font des vaguessur la toile…

L’élaboration de ce premier numéro 2010 de Madagascar Conservation & Development est partie de murmures dans la brousse qui se sont amplifiés en traversant les forêts et les océans, ils ont retenti sur le www pour nous toucher et de partout nous entendons les grondements d’un peuple que certains qualifient de silencieux. Jamais les rédacteurs de ce journal n’ont été tant sollicités et plus que jamais nous avons trouvé de l’aide pour vous livrer un numéro qui est le fruit du travail d’auteurs et de rapporteurs, d’éditeurs et de traducteurs qui veulent garder l’espoir de sauver les richesses de la Grande Île. De grands dossiers ont été ouverts à Madagascar au cours des derniers mois : ceux des droits de l’Homme, de la liberté d’expression, du développement durable, de la CITES, ou encore du Suivi Indépendant des Forêts (IFM), parmi tant d’autres. Et bien sûr, nous reprenons dans ce numéro les principaux murmures de 2009 qui se sont à présent transformés en grondements; ceux-là portent sur l’exploitation illégale des bois précieux qui menace l’intégrité des écosystèmes forestiers ainsi que la santé et l’avenir des habitants des régions concernées. Nous ne pouvons que féliciter Hery Randriamalala et Zhou Liu qui nous proposent leurs travaux scientifiques dûment documentés, rigoureux et brillamment analysés. Sous ce même dossier, John Innes nous dépeint un tableau local, avec ses spécificités, d’une scène qui s’inscrit sur la zone pantropicale du monde, voir au-delà.
Le journal continue de relayer les travaux des écologistes et vous invite à partager les passions de Marie Jeanne Raherilalao pour Nosy Hara ou encore celles de Jeanneney Rabearivony et de ses collaborateurs pour des sanctuaires du nord et de l’ouest, sans oublier Hubert Andriamaharoa ou Thomas Baldauf et leurs co-auteurs. Ces chercheurs nous présentent leurs travaux avec enthousiasme et nous montrent qu’ils sont les moteurs de la conservation de l’environnement ainsi que les formateurs, enseignants et mentors des générations futures.
Le suivi indépendant des forêts a été abordé en 2009 dans ce journal qui propose à présent d’en parler dans l’interview de ce numéro en sollicitant la participation de plusieurs spécialistes ; ce fut un réel succès et nous vous invitons vivement à poursuivre ce débat car il est loin d’être clos et ce sujet mérite que nous restions ouverts et que nous lui accordions toute l’importance qu’il mérite pour assurer l’avenir des forêts de Madagascar. Il nous appartient de prendre le zébu par les cornes, dans les faits et par les mots, et nous vous invitons à partager vos analyses et vos critiques, mais aussi à formuler des solutions afin que vous participiez à l’écriture de l’Histoire de la Grande Île. Les murmures auraient pû excuser des vociférations mais laissons les à l’ankoay (Haliaeetus vociferoides) qui agrémente le fonds sonore des littoraux occidentaux et poursuivons la publication de la conservation et du développement de Madagascar, afin de pouvoir formuler des solutions à mettre en oeuvre pour sauver la vie et combattre les crimes.


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DOI: http://dx.doi.org/10.4314/164

Madag. conserv. dev.
ISSN: 1662-2510