REDD comes into fashion in Madagascar

Barry Ferguson

Abstract


As the Copenhagen negotiations on the form of post Kyoto mechanisms to tackle climate change approach, firmly on the agenda are proposals to include Reduced Emissions from Deforestation and forest Degradation (REDD). REDD could potentially generate tens of millions of dollars annually for Madagascar, bringing a huge potential to deliver forest conservation and improved livelihoods for the rural Malagasy. Efforts are underway in Madagascar to access REDD finance through a national working group and implementation of five REDD pilot projects. Many areas where the lowering of rates of deforestation is hoped to take place are part of the new generation of protected areas following the 2003 Durban Declaration. These new protected areas are frequently based on federations or grouping of community managed forests, which the literature and experience has shown to be highly problematic and which are rarely fully operational. If REDD is to prove to be an effective conservation tool, as well as an equitable mechanism to promote rural development several issues need to be addressed: More resources allocated to provide direct incentives to communities and to build local management capacity within their forest management associations. More serious efforts are needed to increase forest plantations and to improve management of existing plantations and natural forests, so as to meet the forest product needs of the whole Malagasy population. Basic human rights to have secure tenure of ancestral forest lands, and to derive a decent living from these needs to be recognised and empowered. The risk of ‘elite capture’ of the revenues generated by REDD should be avoided by the establishment of a transparent and independent scrutiny facility. Finally, it is proposed that improved dialogue between the social critics of conservation in Madagascar and the conservation movement itself should be encouraged.

RÉSUMÉ

Alors que nous entamons les négociations post-Kyoto à Copenhague sur les mécanismes destinés à lutter contre le changement climatique, des propositions portant sur la Réduction des Émissions résultant du Déboisement et de la Dégradation forestière (REDD) sont nettement à l’ordre du jour. En ce qui concerne Madagascar, le programme REDD a la capacité de produire des dizaines de millions de dollars annuellement en permettant la conservation des forêts mais aussi l’amélioration du niveau de vie des populations rurales malgaches. Des efforts sont actuellement consentis à Madagascar pour accéder au financement REDD à travers un groupe de travail national et aussi avec la mise en oeuvre de cinq projets pilote. Les endroits dans lesquels un espoir est nourri pour baisser le taux de déboisement sont nombreux et ont tous été inclus dans ce qu’on appelle communément ‘les nouvelles aires protégées’ conformément à la Déclaration de Durban de 2003. Ces nouvelles aires protégées sont généralement basées sur des regroupements ou fédérations de communautés de base pour la gestion des forêts ; cependant ces groupements ont souvent été reconnues dans les écrits et sur le terrain comme étant pour le moins problématiques et rarement tout à fait opérationnels. Dans ce contexte, REDD pourrait s’avérer être un outil pertinent pour la protection de la nature ainsi qu’un mécanisme équitable pour favoriser le développement rural, sachant cependant que plusieurs aspects devront être appréhendés au préalable. Il s’agira notamment d’allouer davantage de ressources pour attirer effectivement les communautés de base, et simultanément de mettre en place les moyens d’une gestion locale au sein de leurs associations destinées à gérer les ressources forestières. De plus amples efforts devront aussi être consentis pour étendre la superficie des plantations forestières et pour améliorer la gestion des plantations existantes et des forêts naturelles de manière à pouvoir satisfaire la demande en produits sylvicoles de l’ensemble de la population malgache. Parmi les droits fondamentaux, on retrouve le droit d’hériter de la forêt des ancêtres et la possibilité de pouvoir puiser en son sein les ressources vitales pour vivre avec dignité, qui sont des aspects qu’il faudra identifier et respecter. Il existe toujours un risque de discrimination en favorisant une certaine élite avec les revenus produits par REDD, mais ce risque devrait être évité avec la mise en place de contrôles minutieux, transparents et indépendants. Finalement, il est proposé d’ouvrir le dialogue avec les critiques sociaux à Madagascar et d’encourager le mouvement de la protection de la nature proprement dit.


Keywords


REDD; community forest management; human rights; PES; deforestation

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DOI: http://dx.doi.org/10.4314/138

Madag. conserv. dev.
ISSN: 1662-2510